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FAQ – Questions & Réponses Kungfu (Wushu)

Que signifie Kungfu ?
Qu’est-ce qu’un Taolu ?
Que sont les Jiben Gong ?
Qu’est-ce que le Qinna ?
Que veut dire Shifu ?
D’où vient le Kungfu ?
Quels sont les différents styles de Wushu (Kungfu ) ?
Pourquoi parle t-on de styles Nord et de styles Sud ?
Qu’appelle t-on la Boxe de l’Homme Ivre ?
Qu’est-ce que le style de la Mante Religieuse ?
Quelles sont les Valeurs Morales du Kungfu ?
A quel âge peut-on commencer le Kungfu (Wushu) ?

Que signifie Kungfu ?

Bien que cette expression soit aujourd’hui passée dans le vocabulaire courant en occident pour désigner les « arts martiaux chinois », il s’agit d’une utilisation inappropriée d’un mot qui signifie en réalité plutôt « maîtrise », « compétence », « accomplissement » obtenu par le travail, l’application et la persévérance dans le temps. Kungfu devrait d’ailleurs s’écrire Gongfu en écriture standardisée Pinyin. Ainsi, parler de quelqu’un en disant qu’il « a du Kungfu » peut s’appliquer dans de nombreux domaines : à un calligraphe aussi bien qu’à un cuisinier ! Un terme plus correct pour désigner les arts martiaux serait Wushu qui signifie littéralement « Technique Martiale ».

Qu’est-ce qu’un Taolu ?
Littéralement, Taolu signifie “voie des séries “. Les Taolu sont des enchaînements de techniques et de mouvements codifiés (plus connus sous leur nom Japonais de ” Kata “). A l’origine, ils ont été conçus pour entraîner, de manière structurée et pédagogique, le corps du pratiquant (coordination, souplesse, efficacité des mouvements, ..) mais aussi son esprit (la volonté notamment). C’est par l’imitation du maître et la répétition quotidienne des enchaînements que l’on obtient la quintessence d’un taolu (avant de pouvoir espérer obtenir le kungfu du combat). Traditionnellement, il est dit qu’on ne maîtrise réellement un Taolu qu’après l’avoir répété 10 000 fois. Disons simplement que, pour un Taolu d’une durée de 5 minutes, cela représente plus de 800 heures d’entraînement, ou, présenté autrement, de la répétition de cet unique Taolu, tous les jours, deux heures par jour, pendant un an et demi … sans compter d’éventuels jours de repos, ni parler des échauffements, assouplissements et autres exercices nécessaires. Si ce chiffre de 10 000 n’a pas été choisi au hasard – puisqu’il s’agit non seulement d’une unité de mesure en Chine (wan) mais aussi d’un chiffre mystique (les ” 10 000 êtres ” de Laozi représentant l’ensemble de la manifestation) – il n’en reste pas moins que, dans l’apprentissage traditionnel du Wushu, la répétition est la clé de la réussite et de l’obtention du Gongfu (Kungfu). Avec l’extraordinaire richesse et diversité des arts martiaux chinois et de ses innombrables styles, écoles et maîtres, il existe donc naturellement une multitude de Taolu différents, qu’il s’agisse d’enchaînements à mains nues ou bien avec des armes (épée, bâton, sabre, fouet à neuf branches, chaîne,…).

Que sont les Jiben Gong ?
Jiben Gong, se traduit par ” exercices fondamentaux “. Ce sont les exercices essentiels, les bases de la pratique du Wushu, qu’il est indispensable pour tous les débutants de travailler s’ils souhaitent réellement progresser et atteindre un bon niveau de pratique dans le futur. Se rangent notamment dans cette catégorie : les déplacements, les pas, les coups de pieds, les sauts,.. Il faudra ainsi maîtriser des positions (Bu) fondamentales telles que Ma Bu ” Position du Cavalier “, Gong Bu « Position de l’Arc », Xu Bu « Position du Pas Vide », Xie Bu ” Position du Pas Assis “, Pu Bu ” Position du Pas Rasant “. De la même manière que les joueurs débutants de basket-ball s’entraînent avec des exercices dits ” fondamentaux sans ballon “, les pratiquants de Wushu ont leurs Jiben Gong. Parfois perçus comme rébarbatifs et répétitifs, ils n’en restent pas moins, pour les débutants, la base essentielle de la pratique. C’est la condition nécessaire (mais non suffisante) au développement d’un bon Gongfu (kungfu). Si les fondations ne sont pas solides, la construction ne le sera pas non plus ; si elles le sont, la construction pourra l’être également… si le pratiquant sait persévérer par la suite. Extrait vidéo : Zhang Yang ( deux fois championne de chine à main nue et au sabre ) pratiquant des Jiben Gong moderne avancés au sabre ( Filmé en Chine ).

Qu’est-ce que le Qinna ?
Le Qinna est l’art des saisies, des clés et des luxations. Ces techniques, très efficaces et largement utilisées dans les forces de police et l’armée chinoise, font partie intégrante de l’enseignement de nombreux styles de Kungfu. On retrouve notamment des exercices de Qinna dans la Boxe de Shaolin et le Taijiquan style Chen. L’ apprentissage de l’attaque des points sensibles ou vitaux (Dianxue) est généralement inclus dans le travail du Qinna.

Que veut dire Shifu ?
Shifu signifie « Maître » et ce terme s’emploie de manière générale pour désigner une personne ayant atteint un niveau de maîtrise exceptionnel dans son domaine et sa capacité à transmettre à son tour son art de façon orthodoxe. On peut ainsi aussi bien parler d’un ” maître en calligraphie “, d’un ” maître ébéniste ” que d’un ” maître d’arts martiaux “. Dans les arts martiaux chinois, il n’existe pas réellement de ” diplôme de maître ” officiellement décerné par une autorité étatique ou universitaire centralisée. Lorsque ce titre correspond effectivement à une reconnaissance décernée par des pairs – c.a.d. quand ce n’est pas l’ individu qui se l’attribue lui même ! – il est décerné soit directement, dans la relation traditionnelle, par le maître (shifu) à son disciple (tudi) ; soit par une organisation plus ou moins importante et reconnue (école, association ). Dans la transmission traditionnelle, accorder ce titre de maître à un disciple sanctionnait non seulement l’atteinte d’un bon niveau technique mais était également une reconnaissance des qualités humaines du disciple (fidélité, respect, grandeur d’âme,…) et la marque d’une confiance totale en ce dernier (qui était alors jugé apte et autorisé à poursuivre la transmission pure et authentique de l’art tel qu’il l’avait appris). Traditionnellement, ce n’est souvent qu’après plusieurs années d’enseignement et de vie commune, à l’épreuve du temps, de « peau à peau », que le maître pouvait juger des qualités réelles de son disciple. Étymologiquement, le mot « tradition » provient d’ailleurs de « tradere » c.a.d transmettre.
Si, pour la majorité des occidentaux il apparaît difficile de trouver un bon maître, les maîtres traditionnels chinois pensent eux qu’il est encore plus rare de trouver un bon disciple. L’enseignement prodigué à un disciple demandant un investissement personnel (technique et humain) et en temps important, le choix initial du disciple par le Maître est donc crucial. Ceci est d’autant plus vrai que, contrairement à l’enseignement dispensé par le maître aux autres élèves (s’il en a), celui accordé au disciple est gratuit. En effet, comme l’étymologie du mot shifu le laisse entendre, la relation maître-disciple « shifu-duti » est de l’ordre de la relation filiale En contrepartie, ce dernier doit bien entendu respect, obéissance et fidélité à son maître. Aussi, le maître doit-il cerner le plus rapidement possible les qualités et le potentiel du prétendant disciple. C’est l’une des raisons pour lesquelles, l’acceptation d’un disciple par un maître passait fréquemment par une recommandation (au besoin par un billet écrit) d’un proche ou d’une personne en qui le maître avait toute confiance. La reconnaissance d’un nouveau disciple donnait généralement lieu à une cérémonie devant témoins. Au vu de ce qui a été dit précédemment, on comprendra aisément, qu’entre un ” maître ” auto-proclamé, un titre de ” maître ” décerné par une organisation plus ou moins représentative et un maître traditionnel, il est, de prime abord, extrêmement difficile de savoir quelle réalité recouvre ce fameux titre de ” maître “. Là encore, rien ne remplace le bon sens, et, si vous tenez vraiment à savoir si une personne est digne de son titre de maître, fiez-vous à ce que vous voyez, ressentez et constatez dans les faits

D’où vient le Kungfu ?
Les premières traces écrites de pratique martiale (wushu) remontent à un document représentant des lutteurs qui date de la Période des Royaumes Combattants (475 – 221 av. JC). Toutefois, de par la nature des combats de l’époque, on considère généralement que la pratique des armes (notamment la lance, l’escrime et le tir à l’arc) constituèrent longtemps l’essentiel des pratiques martiales et que les différents courants des arts martiaux chinois, tels que nous les concevons aujourd’hui (c.a.d. sous la forme de ” boxe “, appelée quan), ne commencèrent à se constituer réellement que beaucoup plus tard sous la dynastie des Ming. La majorité des affrontements armés consistaient en effet surtout en des combats de chars. Si certains ouvrages antérieurs font référence à des styles de boxes, le premier ouvrage à en décrire un précisément est celui, au XVI ème siècle, du célèbre général Qi Jiguang dans son Jixiao Xinshu ” Canon de la Boxe ” qui dépeint une forme en 32 postures. La légende veut que Qi Jiguang créa cet enchaînement en synthétisant les techniques les plus efficaces de seize boxes de l’époque.
Il est à ce propos intéressant de noter que la plupart des noms de ces 32 postures sont identiques à ceux donnés dans l’enchaînement en 29 postures décrit dans le Changquan Pu de la famille Chen du village de Chenjiagou (le lieu de création du TaiChi Chuan). Disons enfin que l’adage du monastère voulant que ” tous les arts martiaux sont nés sous le ciel de Shaolin ” nous semble une assertion non justifiée historiquement.

Quels sont les différents styles de Wushu (Kungfu ) ?
Il est difficile d’énumérer ici de manière exhaustive les différents styles de Wushu car on en recense environ 400 différents. Parmi les plus connus, nous pouvons néanmoins citer : Shaolin Quan, Wing Chung, Tang Lang, Chang Quan, Nan Quan, Liu He Quan, Taiji Quan, Pagua Zhang, Cailifo Quan, Cha Quan, Emei Quan, Tantui, Hong Quan …En sus de la classification des styles selon une division Nord-Sud (expliquée ci-dessous en détail), on regroupe habituellement les arts martiaux chinois en deux grandes catégories : les arts externes (Waijia) dont le représentant le plus connu est le style Shaolin, et les arts internes (Neijia) dont fait partie le Taijiquan. Il est également courant de dire que les arts externes, de par la notoriété du monastère de Shaolin, seraient d’obédience bouddhiste alors que les arts internes, par leur filiation avec le Mont Wudang, seraient Taoïstes. De manière synthétique, on peut dire que, d’une part, les arts externes reposent sur une utilisation de la force physique et musculaire et sont de nature plutôt offensive, alors que, d’autre part, les arts internes se basent sur le travail énergétique et sont plus axés sur la défense. S’il existe une pléthore des styles externes, il existe trois grands styles majeurs d’arts internes : Pagua Zhang, Xingyi Quan et Taijiquan. Bien entendu, ces trois grands styles internes se sous divisent eux-mêmes en de nombreuses écoles et courants. Le Yi Quan (appelé aussi Da Cheng Quan), style de synthèse créé par Wang Xiang Zhai au début du Xxème siècle, se classe également dans la catégorie des arts internes.

Pourquoi parle t-on de styles Nord et de styles Sud ?
L’expression chinoise « Nan Quan Bei Tui » – Poings dans le Sud, Jambes dans le Nord – est à l’origine une façon de souligner la prépondérance accordée à l’utilisation des membres supérieurs dans les styles originaires du Sud de la Chine, et aux techniques de jambes et de pieds dans les écoles du Nord de la Chine.
L’expression reflète également les différences (et parfois les oppositions) existant depuis des siècles entre le Nord et le Sud de la Chine, et ce tant au niveau culturel que des mentalités ou du climat… Pour ce qui est du « Wushu » , on dit également que la topographie du Nord, avec ses vastes étendues, permettant l’utilisation sans contrainte des jambes lors des assauts, a favorisé un style de combat à longue distance, tandis que, les pieds dans les rizières, les maître d’arts martiaux du Sud de la Chine, ont tout logiquement mis l’accent sur les techniques de poings (appropriées lors de combats plus rapprochés). Bien entendu, les écoles du Sud possèdent également des techniques de pieds, et celles du Nord, des techniques de poings. La réalité est évidemment plus subtile qu’une expression générale réifiante et il s’agit donc plutôt d’indiquer une tendance aux degrés très variés. Certaines écoles du Sud sont même réputées pour leurs techniques de pieds ! Notons enfin que la distinction Nord Sud a encore été accentuée depuis la création, au milieu du XXème s., des style « Nanquan » (Boxe du Sud) et « Changquan » (Boxe Longue). En effet, comme les innombrables styles présents en Chine ne permettaient pas la mise en place sereine de compétitions (où l’on puisse comparer les pratiquants sur la base d’une référence commune), il fut décidé de créer deux grands ” styles ” moderne : le Changquan serait la synthèse des styles Nord (Hua Quan et Cha Quan notamment) et la Nanquan celle des styles du Sud.

Qu’appelle t-on la Boxe de l’Homme Ivre ?
Le style « Zui Quan », ” Boxe de l’Homme Ivre “, très spectaculaire, a été popularisé par les films de « Jackie Chan ». Ce style aurait été créé par « Li Bo » (poète de la dynastie Tang, VIII s. après JC). Il se compose d’un ensemble de mouvements directement inspirés de ceux d’un homme sous l’emprise de l’alcool. Il constitue, pour l’exécutant, une véritable performance physique en raison de ses déséquilibres volontaires, de ses chutes, de ses sauts acrobatiques, de ses ruptures de rythmes, de ses changements soudains de directions. Ce style possède de nombreux Taolu, chacun se basant sur un type de mouvements en particulier. La création de la boxe de l’homme ivre, semble s’être inspirée d’une forme de danse de l’ivresse appelée Zui Wu existant depuis l’antiquité.

La Boxe de l’Homme Ivre apparaît pour la première fois dans un ouvrage rédigé au XVII siècle dans lequel est transcrit le chant des Huit Immortels taoïstes. C’est la raison pour laquelle on appelle ce style la ” Boxe Ivre des Huit Immortels ” (Zui Baxian Quan). Il s’agit, en mimant les différentes attitudes qui caractérisent chacun des Huit Immortels, de simuler l’ébriété et d’utiliser la souplesse et la décontraction pour combattre. Ce style comporte huit Taolu à mains nues, ainsi que des Taolu d’armes : épée (Zui Jian), bâton (Zui Gun), lance (Zui Mao), sabre (Zui Dao), éventail (Zui Shan), etc. Chaque Taolu a une spécificité martiale et un mimétisme différent selon l’Immortel dont il s’inspire. Tantôt les mains et les coudes seront les parties du corps les plus utilisées, tantôt les pieds, tantôt les chutes seront mises en avant, etc. La personnalité représentée de chaque Immortel rend l’exécution des « Dao Lu » (taolu) très théâtrale. Ainsi, on distingue clairement le handicap de l’Immortel au pied bot (Li Tieguai) car son Dao Lu se pratique surtout en ne sollicitant qu’une seule jambe, que ce soit en marchant, dans les sauts ou bien au sol.

De même, « Han Xiangzi » fait mine de jouer de la flûte tout au long de son enchaînement. En plus de l’état d’ivresse simulé, toutes les formes de Boxe de l’Homme Ivre ont en commun d’être très riches en techniques de Qinna (saisies et luxations des articulations), en techniques de coudes, de pieds et de balayages en tous genres. Des mouvements secs, toniques, rapides et précis alternent avec des mouvements de décontraction très souples et simulant l’ivresse. Les déplacements, les positions en déséquilibre (Zui Bu) et les renversements dorsaux ou latéraux exigent une préparation physique précise, progressive et très exigeante. Si, exceptionnellement, un maître de Zui Baxian Quan peut demander à son disciple de pratiquer après avoir consommé de l’alcool, il s’agit d’une exception rarissime qui lui permettra simplement d’expérimenter réellement la sensation de l’ivresse (une légère ébriété procurant une décontraction physique et un relâchement gestuel et mental). En effet, l’absorption d’alcool et l’état d’ébriété sont traditionnellement interdits par tous les maîtres et ne permettent évidemment pas une amélioration de la pratique, bien au contraire. Lors de l’exécution des Taolu, on doit réussir à obtenir le Wei Dao c.a.d la ” saveur de l’ivresse “, mais pas l’ivresse elle-même. Notons pour terminer que les formes modernes de Boxe de l’Homme Ivre sont plus acrobatiques que les pratiques traditionnelles, qu’elles sont tournées vers le spectacle et délaissent malheureusement l’art du combat du Zui Baxian Quan.

Qu’est-ce que le style de la Mante Religieuse ?
Le fondateur de la boxe de la mante religieuse serait Wang Lang (1609 – 1702). Issu d’une famille aisée, il serait né dans la ville de Xixia localité du district de Zimo de la province du Shandong. Il aurait, durant sa jeunesse, étudié le Taizu Chang Quan de son père et travaillé comme garde impérial sous le nom de Man Shi. Wang Lang entra au temple de Shaolin durant la période politique troublée de la prise de pouvoir des Qing (en 1644) sur les Ming. Wang Lang qui s’entraînait à Shaolin ne comprenait pas pourquoi, malgré ses efforts et son application dans l’étude des arts de combat, il était battu à chaque fois qu’il se mesurait à ses frères d’école. Il voyagea pendant trois ans dans toute la Chine à la recherche de l’efficacité et revint au temple en ayant la maîtrise de 17 boxes. Mais, une fois de plus, il fut vaincu. Un jour qu’il se promenait aux alentours du temple il fut témoin d’une lutte entre une mante religieuse et une sauterelle. Il remarqua que, malgré le désavantage dû à sa taille, la mante religieuse se battait avec courage. Il fut fasciné par l’agressivité, la force et la vitesse de cet insecte en apparence plus faible. La mante évitait les attaques lourdes de la sauterelle par des esquives habiles et répondait avec rapidité par des frappes de ses pattes avant. Wang Lang ramena l’insecte dans ses quartiers et étudia ses réactions en le taquinant avec une brindille. Il en conçut un système de combat comportant : 12 mots clés, 7 techniques longues et 8 courtes, 8 dites dures et 12 dites souples ; 16 attaques des points vitaux dont 8 “autorisées” et 8 interdites car létales. Il y ajouta ce qu’il pensait être les meilleures techniques des 17 styles qu’il avait étudiés. Mais il ne fut pas encore totalement satisfait car il pensait que les déplacements de son style étaient trop lents. Il étudia alors le déplacement de singes en train de jouer et intégra leurs déplacements à son style. Il perfectionna son système et l’essaya contre ses frères d’école. Enfin, il fut victorieux ! Convaincus, ses frères de Wushu aidèrent alors Wang Lang à améliorer sa boxe. Il quitta ensuite le temple de Shaolin pour retourner dans sa province du Shandong . Le Tang Lang se scinda ensuite en deux grands courants (” Tang Lang Dur ” Ying Tang Lang et ” Tang Lang Souple ” Ruan Tang Lang) comportant eux-mêmes des sous-styles. Dans le courant Ying Tang Lang, l’une d’elle, créée par Li Zhi Jian, prit le nom de Qi Xing Tang Lang Quan ” Boxe de la Mante Religieuse des Sept Etoiles ” (ou Boxe de la Mante Religieuse de la Grande Ourse). Dans le style de la Mante Religieuse, il existe 8 positions (” Bu ” en chinois). Six sont communes (Ma, Gong, Xie, Pu, Xu et Ti) à tous les styles et deux lui sont spécifiques: Yu Huan Bu (Position de l’Anneau de Jade) et Qi Xing Bu (Position de l’Etoile Polaire, aussi appelée Gou Bu, Position en Crochet) . Avec ses 36 enchaînements à mains nues, 18 enchaînements d’armes, 7 enchaînements avec partenaires et ses nombreuses techniques, le style de la Mante Religieuse est particulièrement riche et varié

Quelles sont les Valeurs Morales du Kungfu ?
La formule ” apprendre un métier avant les rites et apprendre les valeurs morales avant les arts martiaux ” , bien connue des pratiquants d’arts martiaux chinois, résume à elle seule la prépondérance accordée aux valeurs morales. Traditionnellement, chaque école possédait ses propres règles morales que tout disciple devait suivre à la lettre sous peine d’être exclu. Ainsi, l’école de Shaolin préconisait elle dix commandements à ses disciples : respecter ses maîtres, être bienveillant avec les personnes de la même génération, faire ses exercices avec constance, ne pas se montrer belliqueux, ne pas opprimer les faibles, ne pas faire inconsidérément de démonstrations d’arts martiaux, s’abstenir de vin, de viande et de plaisirs sexuels. A l’époque moderne, les organisations officielles chinoises de Wushu essayent de perpétuer ces règles morales en continuant à leur accorder une place importante, notamment dans le système de Dan mis en place en 1998 qui insiste particulièrement sur ces valeurs (modestie, sincérité, solidarité, …)

A quel âge peut-on commencer le Kungfu (Wushu) ?
Les enfants peuvent commencer la pratique du Kung-fu (Wushu) dès l’âge de 6 ans. L’essentiel de l’entraînement portera pour eux sur les « Jibengong » (exercices fondamentaux), sur le développement de la coordination, de la capacité à se repérer et à se mouvoir dans les trois dimensions, de la souplesse, du dynamisme, mais aussi sur le travail de « Taolu simples » (qui permettent de développer la capacité de mémorisation des enchaînements),… Bien entendu, le respect d’autrui et les valeurs morales fondamentales du « Wushu » leur seront inculqués. Si la pratique du Kung-Fu peut démarrer très tôt, il n’y a pas d’âge limite pour commencer.
Les mouvements sont élaborés en respect avec notre anatomie, et certains pratiquants sont capables de pratiquer à des ages très avancé. Le tout est de trouver la dynamique de groupe qui le permette. Un club composé uniquement de jeunes dons l’objectif serrait la compétition ne convient pas à tout le monde, car très “sportif”. Un travail corporel technique et même un travail martial traditionnel n’est pas une recherche de performance physique, mais de précision, d’équilibre, de sensations, d’implication. Tout dépend du club, du style pratiqué, de l’enseignant, et du groupe de travail. (Voir également “FAQ-TaiChi Chuan – Quel style pratiquer ?” pour les recommandations sur le choix de son club)

 

Renseignements

  06 77 63 94 22
chuan.tong@gmail.com

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